Hippolyte Bellangé 1800–1866

Biographie

Joseph-Louis-Hippolyte Bellangé · 1800–1866

Jeunesse & formation · 1800–1821

Né le 17 janvier 1800 au 11, rue Saint-Denis à Paris, Joseph-Louis-Hippolyte Bellangé est issu d'une famille modeste — son père Pierre-Antoine est menuisier, sa mère Marie-Anne Agnès Quenet, ouvrière en mode.

Après de courtes études au lycée impérial Bonaparte, il est placé dans une maison de commerce, puis entre en 1816 dans l'atelier du peintre Antoine-Jean Gros, l'un des peintres officiels du Premier Empire. Il y côtoie Richard Parkes Bonington, Eugène Lami, Camille Roqueplan et Paul Delaroche.

C'est dans cet atelier qu'il se lie d'une amitié durable avec Nicolas-Toussaint Charlet, de huit ans son aîné, qui l'initie à la lithographie. Tous deux partagent un enthousiasme commun pour l'œuvre de Théodore Géricault.

Les premières œuvres & la lithographie · 1822–1833

Il expose pour la première fois au Salon de 1822 avec La Bataille de la Moskova, ainsi que trois petites scènes de campagne. Remarqué au Salon de 1824, il obtient une médaille de seconde classe.

À partir de 1823, il publie des recueils lithographiés sur l'armée française, imprimés par Villain et Godefroy Engelmann, édités par les frères Gihaut. Ces lithographies populaires — types et costumes de soldats, scènes de genre, fantaisies — lui assurent renommée et revenus réguliers.

La consécration · 1834

La consécration officielle arrive au Salon de 1834 avec Napoléon au retour de l'île d'Elbe, qui lui vaut la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Le succès est immense — l'œuvre est gravée et lithographiée par Bellangé lui-même.

Avec Nicolas-Toussaint Charlet et Auguste Raffet, il devient « l'un des trois artistes qui entendent le mieux la reproduction des troupiers de l'Empire » selon le critique Thoré.

Conservateur à Rouen · 1837–1853

En 1837, il est nommé conservateur du musée des Beaux-Arts de Rouen, poste qu'il occupera jusqu'en 1853. Il s'installe avec sa famille dans la ville normande tout en continuant à exposer au Salon.

Le Second Empire & les dernières années · 1853–1866

De retour à Paris en 1853, il trouve un nouvel élan dans la représentation des guerres du Second Empire : Bataille de l'Alma (1855), Prise de Malakoff (1858), Combat dans les rues de Magenta (1861).

Après le succès de Les deux amis (1861), il est promu au rang d'officier de la Légion d'honneur.

Hippolyte Bellangé meurt à Paris le 10 avril 1866. Son œuvre considérable compte plus de 250 tableaux, près de 1 200 dessins et aquarelles, et quelque 800 lithographies.

Sources

  • Jules Adeline — Hippolyte Bellangé et son œuvre, Paris, 1880
  • Solène Sazio — Thèse universitaire
  • Wikipédia — Hippolyte Bellangé